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Pour cette nouvelle
création, la Cie
MouvementT explore une relation au Temps, à la Transmission
et
à la Transformation.
Comment les gestes et les sons de nos
ancêtres sont-ils parvenus jusqu’à nous ?
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La démarche artistique :
Nous abordons notre héritage et notre
patrimoine, transmis par nos parents et nos grands-parents.
Cet héritage nous nourrit et fait notre
construction biologique, culturelle et sociale.
Fort de ce bagage, on avance dans la vie, on fait
nos
expériences personnelles, viennent nos rencontres et les
expériences que l’on fait avec d’autres
héritages. Ces rencontres nous amènent
à garder
vivant cet héritage, car c’est ce que nous avons
à
partager avec les autres. En même temps, ces rencontres nous
font
transformer notre héritage. Quand notre heure est venu de
transmettre, c’est un nouveau patrimoine chargé de
l’histoire de nos anciens mais aussi de nos
expériences et
de l’évolution de tout ce qui nous entoure.
Accepter, ne pas accepter son héritage
? Evoluer
avec, mettre les morceaux ensembles, garder un dialogue entre celui qui
transmet et celui qui reçoit pour faire circuler ces
états d’êtres à travers le
temps.
Dans ce spectacle, nous cherchons une articulation
entre notre héritage familial et les patrimoines collectifs.
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L’espace chorégraphique :
Les gestes et les sons ont voyagé dans
le temps,
parfois ils sont semblables (plier, plier le linge), parfois ils sont
semblables mais ne veulent plus dire la même chose
(porter,porter
pour survivre, porter pour découvrir le monde), parfois il
sont
différents. J’ai cherché les mouvements
et postures
de corps que j’ai pu avoir en héritage en notant
la
transformation de sens.
J’ai cherché
également les danses,
les gestes et les images qui me sont naturels et forts, dans un premier
temps, pour les écrire dans une continuité
logique, entre
les profondeurs de temps et une réalité du
présent.
Je souhaite dans un deuxième temps me
baigner de
tradition, mouvement et danses s’étant inscrites
dans des
communautés plus large qu’un ensemble familial ;
enfin,
impliquer le travail d’archives sonore et visuel. Je suis
curieuse de voir quels changements vont apparaître dans
l’écriture et dans la qualité de corps
et de
rythme. Je me demande quel est l’alphabet de gestes qui vont
se
rendre disponibles avec ce travail.
D’un point de vue de la
qualité du
corps, une des question qui me préoccupe actuellement est
celle
de la dynamique contenu/contenant. Je cherche également
à
introduire plus spécifiquement mes connaissances en
BMC©,
pour arriver à les rendre plus lisibles et trouver une
logique
d’équilibrage et de lecture du spectacles qui soit
similaire à ce travail. Par exemple, à
quel
système je m’adresse particulièrement
à tel
ou tel moment du spectacle ? Et est-ce que le public est dans un
ressenti similaire ?
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L’univers sonore :
Comment on fabrique des sons en cherchant un son
perdu.
La rencontre :
A quel métissage vont nous porter nos
différences et nos points communs ? Mélanger ces
expériences pour faire une création commune,
parler de la
même chose avec des expériences
différentes.
Quelle rapport d’écriture
entre la danse et
la musique ? Apprendre à sentir, apprendre à
écouter l’autre. Se faire embarquer par
l’un ou par
l’autre, créer un dialogue
équilibré.
Les artistes :
Simon Guillaumeau : vielle à roue,
guitare, machine, composition.
Julie Le Strat : chorégraphie,
interprétation.
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L'historique :
Cette création a donné lieu
à une
première résidence de recherche à la
Bergerie de
Soffin, Cie Alfred Alert (nièvre) suivi d'une
présentation au Festival des Chouettes à Arbigny
(Ain).
Puis une nouvelle résidence de travail au "Relais"
à
Saint Didier sous Aubenas (Ardèche) en vue de
notre
participation à l’ouverture de la Maison du
Patrimoine
Oral (Sâone et Loire).
Le public :
Un spectacle tout public pour les
réseaux danse
et musique, ainsi qu’en milieu scolaire et dans les lieux
accueillants les personnes âgées.
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